Alliance franco-italienne sur les lanceurs
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
L’échiquier des lancements spatiaux commerciaux a considérablement bougé depuis la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne, les 1er et 2 décembre 2014 à Luxembourg, durant laquelle ont été décidés le financement et le développement des programmes Ariane 6 et Vega C, respectivement attendus pour 2020 et 2018.
Ces nouveaux lanceurs, annoncés comme compétitifs et adaptés aux vols institutionnels, scientifiques et surtout commerciaux, devaient constituer une « réponse forte » de l’Europe à la concurrence internationale de l’époque, afin de préserver durablement son autonomie d'accès à l'espace.
Pour mémoire, l’ESA était alors dirigée par le Français Jean-Jacques Dordain, et la France était représentée par Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, en charge de l’espace.
L’Américain SpaceX n’était qu’un petit ogre, et son Falcon 9 aux prix cassés ne comptait encore que treize missions (dont un échec partiel), sans jamais avoir été récupéré ni réutilisé. Mais il s’était déjà montré le plus prolifique aux Etats-Unis en 2014, derrière l’Atlas 5 d’United Launch Alliance (six vols contre neuf) ; sept ans se sont passés et SpaceX a démarré 2021 avec le 103e lancement orbital du Falcon 9, affichant en fin de mission 71 étages récupérés et 50 réutilisés.
Fin 2014, la startup Rocket Lab, créée en Nouvelle-Zélande en 2006, n’avait pas encore démarré la construction du premier pas de tir de son microlanceur Electron, qui a effectué le 22 mars dernier son 19e vol, portant à 104 le nombre de petites charges utiles placées sur orbite basse depuis janvier 2018.
Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

La Chine, avec 16 missions orbitales réussies en 2014, figurait en troisième position mondiale derrière la Russie/Ukraine (37 tentatives) et les Etats-Unis (23), et venait juste de décider la mise en place d’une politique d’encouragement aux initiatives « privées ».