L’année spatiale 2022 promet la Lune
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
SpaceX a une nouvelle fois pris presque toute la lumière en 2021, entre une activité record du Falcon 9 (31 missions avec 29 étages éprouvés et 30 récupérations réussies), et le premier vol orbital habité entièrement touristique (Inspiration4). L’opérateur californien pourrait faire encore beaucoup mieux cette année, avec 43 missions identifiées par les observateurs (dont 5 ou 6 sur Falcon Heavy). Parmi elles figurent l’envoi des premières missions touristiques de la startup texane Axiom à destination de la Station spatiale internationale (le 28 février puis à l’automne), de plusieurs missions lunaires automatiques (deux atterrisseurs Nova C d’Intuitive Machines, l’orbiteur sud-coréen KPLO, l’atterrisseur japonais Hakuto R et son astromobile émiratie Rashid, et la mission commerciale Sherpa-ES Go Beyond de Spaceflight), de la sonde Psyché de la Nasa (lancée vers l’astéroïde du même nom), potentiellement accompagnée des micro-sondes Janus A et B (qui iront visiter des astéroïdes binaires), de la très attendue mission internationale Swot (Surface Water Ocean Topography), dédiée à la topographie des surfaces d'eau océaniques et continentales, et de la mission Tempo (Tropospheric Emissions: Monitoring of Pollution), qui va mesurer de pollution en Amérique du nord.
Mais l’événement le plus attendu du côté de SpaceX est certainement le premier vol orbital du superlanceur Starship/Super Heavy, promis depuis quelques mois par Elon Musk. Pour l’heure, il ne pourra pas intervenir avant le mois de mars, l’Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) ayant annoncé le 28 décembre dernier qu’elle ne rendrait pas avant le 28 février les conclusions de son évaluation environnementale programmatique concernant les installations de Boca Chica, au Texas, où l’engin (équipé de 29 moteurs Raptor au premier étage) doit décoller. Ce délai est justifié par un nombre élevé de réclamations (impacts environnementaux des lancements, récupération des étages, débris ou fermeture de routes locales), et la nécessité de mener des discussions avec les parties prenantes. Le feu vert de la FAA est obligatoire pour la poursuite des essais.