Tourisme spatial : entre exaltation et critiques
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Orbital Assembly Corporation
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Que l’on parle d’excursions d’une dizaine de minutes pour tutoyer la ligne de Karman (à 100 km d’altitude) et admirer la rotondité de la Terre, ou qu’il s’agisse de séjours orbitaux complets, il faut reconnaître que le tourisme spatial aura mis un temps… certain pour passer des premières expérimentations à une offre régulière.
Entre le premier vol piloté au-delà de 100 km d’altitude de l’avion-fusée SpaceShipOne de Scaled Composites, le 21 juin 2004, et le premier vol avec des passagers privés du SpaceShipTwo de Virgin Galactic, le 11 juillet 2021 (à 85,9 km), il aura fallu patienter 17 ans.
Entre le premier passager payant d’un vaisseau Soyouz soviétique (le journaliste japonais Toyohiro Akiyama, embarqué vers la station Mir, en décembre 1990) et les premiers touristes occupant une cabine Crew Dragon de SpaceX à 585 km d’altitude (mission Inspiration4, en septembre 2021), l’intervalle aura été de 31 ans.
Après les deux grandes premières de 2021, on s’attendait à voir s’emballer le nombre de vols privés, suborbitaux et orbitaux…
Las, le début du service commercial du SpaceShipTwo a été repoussé au premier trimestre 2023 (suite notamment à la sortie de trajectoire constatée lors du vol de juillet 2021), le New Shepard de Blue Origin en un an n’a décollé qu’à cinq reprises avec des passagers, et le Crew Dragon n’a effectué qu’une seconde mission touristique.