Samantha Cristoforetti, première « piétonne de l’espace » européenne
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EVA-ESA
ESA / Roscosmos
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EVA-ESA
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Le suspense aura duré jusqu’au bout : sortiront, sortiront pas ? Jusqu’au 15 juillet (date du remplacement de Dmitri Rogozine, le directeur général de l’agence russe Roscosmos, par Iouri Borissov), le doute était permis : en réponse au refus de l'Agence spatiale européenne de poursuivre la coopération sur le projet ExoMars, officialisé le 12 juillet, Dmitri Rogozine avait déclaré sur Telegram : « A mon tour, j'ordonne à notre équipage de l'ISS [Station spatiale internationale] de ne plus utiliser le bras robotique européen. Laissez [le directeur général de l'ESA Josef] Aschbacher, ainsi que son patron [le chef de la politique étrangère de l'Union européenne, Josep] Borrell voler dans l'espace, et faire au moins quelque chose d'utile dans toute leur vie. » Une annonce d’autant plus ahurissante que le rôle de ce bras s’avère primordial pour le segment russe, puisque c’est seulement grâce à lui que peut être installé le radiateur RTOd avant l’activation des panneaux solaires du module-laboratoire russe MLM Nauka. Or ceux-ci s’avèrent indispensables au démarrage des systèmes du laboratoire... A bord de l’ISS malgré tout, les préparatifs s’étaient poursuivis pour la sortie extravéhiculaire VKD-54 (Vnié-Korabielnaïa Diéïatielnost – Activité en dehors du vaisseau), prévue le 21 juillet depuis le module Poïsk, et par la suite renommée VKD-ESA. L’objectif principal était de poursuivre les opérations de mise en service de Nauka et de son bras ERA (European Robotic Arm, fourni par l’Agence spatiale européenne), qui avaient déjà nécessité quatre EVA russes depuis septembre 2021.