La conférence Satellite 2023 sous le signe des constellations
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Lightspeed
Thales Alania Space
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Au premier rang des systèmes placés sur orbite basse pour la connectivité figure évidemment Starlink, la constellation développée par SpaceX. Son 4 000e élément (sur les 12 000 d’abord prévus d’ici 2025) a été déployé le 27 février dernier, avec le 75e lot lancé depuis mai 2019 – qui correspondait par ailleurs à l’apparition des premiers satellites de deuxième génération, appelés V2 Mini ou F9-2 (voir article p. 30). Quatre autres lots (dont un de deuxième génération) devaient suivre en mars, confortant l’avance de l’opérateur californien avec son service, particulièrement mis en lumière depuis la guerre en Ukraine. Fin décembre, Starlink revendiquait plus d'un million de clients, contre 100 000 en août 2021, avec un trafic multiplié par 15 en 2022, et un bond de 300 000 abonnés au cours du dernier trimestre, auxquels s’ajouteraient 700 000 personnes en liste d’attente. Mais sa rentabilité n’est pas pour autant démontrée, et on a déjà pu remarquer que le modèle économique de Starlink avait glissé de manière très pragmatique du marché de masse vers les marchés commerciaux (B2B), et même gouvernementaux (B2G). Le 8 février, la présidente de SpaceX Gwynne Shotwell a en tout cas déclaré, lors de la conférence annuelle sur le transport spatial commercial organisée à Washington par l’administration fédérale de l’aviation (FAA) : « Cette année [en 2023], Starlink sera rentable. Nous avons en fait eu un trimestre positif en termes de flux de trésorerie l’année dernière. »
Seul autre projet en cours de déploiement au moment de la conférence Satellite 2023, la constellation indo-britannique OneWeb (à laquelle l’opérateur français Eutelsat s’est associé en novembre dernier) devrait bientôt être complète, quatre ans après l’envoi du premier lot (en février 2019, à l’aide d’un lanceur russe Soyouz mis en œuvre depuis le Centre spatial guyanais). Le 26 mars, un 18e lot a été lancé (le second de 36 satellites confié au LVM3 indien), portant à 616 le nombre de satellites opérationnels de première génération (sans compter deux satellites tombés en panne depuis leur mise sur orbite). La constellation, qui a besoin de 588 satellites pour fonctionner de manière globale, va ainsi pouvoir activer son réseau de couverture mondial. Elle devrait recevoir en mai prochain un dernier lot de 15 satellites de première génération, qui serviront de satellites de rechange. Ils seront lancés avec le Falcon 9 de SpaceX (ce sera la quatrième mission de l’opérateur californien pour OneWeb depuis décembre dernier), et seront accompagnés du premier satellite de deuxième génération. En attendant, OneWeb a annoncé le 13 mars un accord global avec Amazon Web Services AWS, en deux volets. Le premier consiste à offrir des solutions de connectivité OneWeb avec les produits AWS cloud et d'entreprise, et le second porte sur un nouveau type d'opérations et de gestion de satellites en tant que service.