Il y a 45 ans, Seasat, le satellite qui a ouvert la voie aux études océanographiques
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SeaSat
NASA/JPL
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NASA/JPL
En août 1969, la Nasa organise un colloque à Williamstown (Massachusetts) sur le thème de « la possibilité de pouvoir effectuer des mesures précises de position, de vitesse et d’accélération depuis l’espace à la solution de problèmes géophysiques et d’océanographie ». Au cours de ce colloque, il est souligné l’intérêt de développer la technique de l’altimétrie.
La première expérimentation d’un altimètre depuis l’espace est réalisée en juin 1973 depuis la station orbitale américaine Skylab avec l’instrument S-193 (ou Radscat). Ce dernier effectue alors des mesures de nombreuses conditions de mer (ouragan tropical, tempête, etc.). Environ 200 scans de données océaniques sont effectués au cours des deux premières missions Skylab (juin et août 1973), et 200 autres lors de la dernière mission (décembre 1973). Ces nombreuses informations montrent également, pour la première fois, la présence de « trous » et de « bosses » à la surface des océans, soulignant la complexité du géoïde marin.
Fort de ce premier succès, l’US Navy place un altimètre à bord du satellite Geos 3 (Geodynamics Experimental Ocean Satellite 3), lancé le 9 avril 1975. Intéressée par l’altimétrie, la France, sous l’impulsion de l’ingénieur Michel Lefebvre, pionnier de la géodésie spatiale française, propose aux Américains, qui hésitent un temps, d’installer des antennes aux Kerguelen, puis sur l’île de Rangiroa (un atoll de l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française) et même à Kourou. Cette première approche permettra le moment venu une coopération plus importante…