Les ambitions spatiales de l’Arabie saoudite
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Thales Alenia Space
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Afin d’améliorer l’image de son pays et face à la concurrence des ambitieux Emirats arabes unis, notamment en matière d’espace, le prince héritier et Premier ministre de l’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salmane multiplie les initiatives depuis 2016, par la mise en place d’un ambitieux plan baptisé Vision 2030.
La partie spatiale de ce plan a été confiée à la Commission spatiale saoudienne SSC (Saudi Space Commission), fondée fin 2018, et devenue en juin dernier l’agence spatiale SSA (Saudi Space Agency).
Ses objectifs, tels que présentés sur son site internet, « correspondent aux aspirations du Royaume à une qualité de vie plus avancée, tout comme à sa vision de créer des environnements meilleurs et plus sûrs pour ses citoyens tout en créant de nouvelles opportunités pour des innovations plus rentables qui soutiennent l’économie saoudienne. »
A ses débuts, le programme spatial saoudien était principalement axé sur l'utilisation de satellites étrangers pour les communications et les technologies militaires. Puis le Royaume et ses alliés de la Ligue arabe ont cherché à développer leurs propres capacités en télécommunications, pour desservir le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. En 1976, ils ont mis en place l'Organisation arabe des satellites de communications (Arab Satellite Communications Organization), communément appelée Arabsat, qui s’est dotée de satellites de télécommunications géostationnaires, dont les premiers exemplaires ont été construits par Aerospatiale puis par EADS Astrium.