Satellite SWOT : premiers résultats prometteurs
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Construit par le laboratoire JPL de la NASA à Pasadena (Californie) et Thales Alenia Space à Cannes pour le compte du CNES et de la NASA, le satellite Swot (Surface Water Ocean Topography) avait été placé sur orbite basse non héliosynchrone le 16 décembre 2022, à l'aide d'un lanceur Falcon 9 de SpaceX mis en oeuvre depuis la base militaire de Vandenberg,en Californie (voir Air &Cosmos n°2813). Le précieux satellite a effectué sa première lumière le 21 janvier 2023, puis a rejoint son orbite de travail à la fin du mois de juillet, à une altitude de 890,6 km (ce qui permet de s'affranchir des effets de marée), inclinée de 77° par rapport à l'équateur et décrite en 21 jours.
Depuis, des campagnes terrain de calibration sont menées sur ses instruments, en vue de leur qualification d'ici le printemps 2024 - - en particulier l'altimètre radar à large fauchée KaRIn (Ka-band radar Interferometer). Mais, avant même que la science ne démarre véritablement (pour une durée nominale de trois ans), les équipes scientifiques internationales associées à la mission Swot se sont retrouvées du 19 au 22 septembre dernier à Toulouse. Soit 300 personnes venues de dix-sept pays de tous les continents. Les résultats obtenus fin août à partir des premières données Swot ont été mis en lumière : des images radar du Danemark, de la Suède et de la mer Baltique, ou des images radar et 3D (une première) de structures hydrologiques de la région toulousaine ; bien qu'encore en version béta, ces résultats s'avèrent très prometteurs.