Grand entretien : Aldoria change de braquet
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Aldoria
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Aldoria
Nous cherchions quelque chose de standard, d'international et lié à l'espace… mais qui n’évoquait plus des locations d’espace. Aldoria est l’ancien nom de la nébuleuse des Pléiades, un astre céleste bien connu, et ce nom a des racines assez sympathiques, puisque aldo, c'est l’altitude et aurea, c'est l'or. Donc, par extension, Aldoria c'est l'or du ciel : les richesses et les ressources en orbite.
Oui, Aldoria vient de lever 10 M€ en Série A. C’est notre deuxième levée de fond : la première, en amorçage, s’élevait à 1 M€. Cela ouvre des perspectives : l'équipe va forcément un peu grossir, d’autant qu’aujourd'hui, nous enregistrons une très forte demande. Donc, il faut réussir à honorer les contrats déjà emmagasinés. Le premier objectif, ça va être d'étendre assez rapidement notre réseau de stations de surveillance, pour passer des six stations qui sont actuellement réparties sur quatre continents, à douze stations d’ici 2025.
Ce sont des stations optiques à base de télescopes, complètement passifs, complètement furtifs et avec une très faible empreinte environnementale – c'est également important. Nous avons deux stations multi-télescopes, en Espagne et au Chili, qui fonctionnent avec une technologie que nous avons développée. Ce sont quatre télescopes à grand champ qui fonctionnent de manière coordonnée pour scanner le ciel et détecter tous les objets qui traversent, un peu comme le fait un radar de veille. Nous avons également quatre stations mono-télescopes, qui sont davantage utilisées pour faire des tests et pour faire de la pointe sur des objets dont connaît déjà plus ou moins la trajectoire, et pour laquelle il s'agit de rafraîchir la donnée.
Pour récupérer les données, on fonctionne soit avec l’ADSL, soit avec une boucle 4G, soit potentiellement avec des bouts de satellites. Cela va d’ailleurs faire partie de notre feuille de route : industrialiser nos canaux de données, les fiabiliser, avoir de la redondance y compris sur la partie connectivité, pour être sûr de pouvoir livrer de la donnée critique en temps réel ou quasi réel.
Oui, nous sommes gênés par la météo et par l'alternance jour-nuit. Nous avons conçu notre réseau pour être capables de voir tous les objets tous les jours. Mais ce n’est pas assez pour un certain nombre de nos clients et donc, si on veut augmenter la valeur, si on veut vraiment être leaders, il faut investir dans d'autres technologies. Ainsi, après avoir consolidé notre réseau optique, nous allons investir dans la R&D sur des territoires complémentaires, nous allons explorer d'autres gammes de longueur d’ondes, pour être capables d'augmenter la revisite et améliorer la caractérisation des objets.
Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Comment fonctionnent ces stations ?