Intelsat veut contrer SpaceX sur les terminaux
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L’heure est venue pour l’opérateur de télécommunications par satellite Intelsat de changer d’échelle, notamment pour réagir face à l’inexorable essor de la mégaconstellation Starlink de SpaceX (qui est en train de dépasser le marché des particuliers) et l’arrivée prochaine de Kuiper, soutenue par la force de frappe d’Amazon. Un changement de stratégie a ainsi été engagé après la récente restructuration de l’entreprise américaine, qui dispose aujourd’hui d’une flotte de presque 60 satellites géostationnaires de télécommunications, en particulier du point de vue des terminaux terrestres. L’objectif est désormais de se doter de capacités multi-orbites et de disposer de différentes technologies, afin d’offrir aux clients finaux la garantie de toujours disposer de capacités ainsi que des services spécifiques – sachant qu’Intelsat ne vise pas le marché des particuliers mais celui des entreprises et des institutions, le maritime, l’aérien et le militaire. Cette nouvelle stratégie se traduit par la mise en place de partenariats divers, débutés l’an passé avec l’opérateur français Eutelsat OneWeb, auprès de qui 250 M$ de capacités ont été réservées. Par ailleurs, la fusion-acquisition avec l’opérateur luxembourgeois SES se poursuit, avec une finalisation prévue dans la deuxième moitié de 2025. Une flotte d’une centaine de satellites GEO sera alors disponible, « robuste, efficace et sophistiquée », nous résume Bruno Fromont, directeur technique chez Intelsat.