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Il y a 60 ans, Early Bird, le premier satellite de télécommunications commercial

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 07 avril 2025 à 07:52

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Le 6 avril 1965, les États-Unis plaçaient sur une orbite géosynchrone le tout premier satellite de télécommunications commercial, marquant l’avènement du « village planétaire ».

Spécialiste du radar et auteur de science-fiction britannique, Arthur C. Clarke publie en octobre 1945 dans la revue Wireless World l’article « Extra-terrestrial relays » dans lequel il imagine des satellites artificiels qui, depuis une orbite géostationnaire, assureraient aux communications une couverture mondiale permanente. Vingt ans plus tard, l’idée de Clarke devenait réalité...

Des communications à l’échelle mondiale pour le développement des nations

« Au début des années 1960, constate l’historien Hervé Moulin, les États-Unis sont les premiers à développer des systèmes de communications par satellites. Constatant l’évolution rapide des techniques spatiales, les opérateurs américains de communications (AT&T, ITT, RCA, Western Union) s’intéressent aux satellites qui pourraient constituer un complément, voire une alternative aux câbles. Ils se rapprochent de la NASA pour expérimenter différentes techniques dans plusieurs programmes (ECHO, RELAY et plus tard SYNCOM) ». Le président John Kennedy cherche alors à profiter de l’avance technologique des États-Unis : dans son célèbre discours de mai 1961 devant le congrès dans lequel il lance le pari lunaire, il souligne également l’importance des satellites de communications et l’idée d’un système à l’échelle mondiale. La question est portée devant l’Assemblée générale de l’ONU qui, le 20 décembre 1961, adopte la résolution 1721 reconnaissant que « l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique devraient servir uniquement au bien de l’humanité et au bénéfice des États, quel que soit leur stade de développement économique ou scientifique ». Concernant les communications par satellite, la résolution considère qu’elles « devraient être accessibles aux nations du monde dès que possible, sur une base mondiale et non discriminatoire (…) ».

Pierre-François Mouriaux

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