Tribune libre : les deux axes du spatial franco-allemand
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CNES
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Après la crise de la Covid et la guerre en Ukraine, l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche en janvier dernier a fini de convaincre les Européens que la souveraineté devenait un facteur clé d’indépendance et d’influence dans le monde. Cette bataille des idées que la France porte depuis près de 80 ans devant le regard étonné de ses partenaires européens est devenue le cœur de toute stratégie, y compris celle des Allemands qui se découvrent fragiles devant les hésitations américaines. Cette solitude et cet effort pour soutenir l’accès indépendant à l’espace a donc débouché sur le soutien, non plus politique de nos amis allemands mais stratégique. L’Allemagne voyait en Ariane 6 le « prix » de l’amitié franco-allemand et considérait que son modèle industriel ne fonctionnait plus. L’Allemagne soutenait discrètement les micro-lanceurs allemands via l’Agence spatiale européenne et son programme Booster. Mais aujourd’hui, l’Allemagne revient finalement vers le lanceur lourd européen, y compris dans le domaine de satellite militaire, chasse gardée de SpaceX sous le gouvernement du Chancelier Olaf Scholz (2021-2025).