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SpaceX baisse l’altitude des Starlink

Photo de Daniel Chretien

Daniel Chretien

Publié le 02 janvier 2026 à 14:00

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Vantor

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Ce premier janvier, le vice-président à l’ingénierie de Starlink chez SpaceX Michael Nicolls a annoncé que la moitié des satellites Starlink va changer d’altitude de 550 à 480 km. Une grande manœuvre qui questionne.

Le 17 décembre dernier, le satellite Starlink 35956 ne répond plus. Son réservoir de carburant s’est disloqué en plusieurs morceaux. Le satellite est en perdition. Deux semaines plus tard, Michel Nicolls annonce que la moitié de la flotte opérationnelle va descendre son altitude de croisière de 550 à 480 km au cours de l’année 2026. Nicolls insiste sur un renforcement de la sécurité spatiale car les débris spatiaux sont moins nombreux à ces altitudes, ce qui diminue le risque d’interaction avec la flotte Starlink.

Plusieurs avantages pour Starlink

Cette manœuvre ne sera toutefois pas durablement possible car elle n’est permise qu’en période de minimum solaire, ou plutôt de non-maximum solaire. Environ tous les 11 ans, pendant deux ou trois ans, le Soleil atteint le maximum de son cycle d’activité et bombarde plus que d'habitude la Terre de particules (vent solaire). En réponse, l’atmosphère terrestre gonfle et la chute naturelle des satellites en orbite basse est accélérée par une plus forte densité de molécules en suspension. Cela veut dire que les 4400 satellites qui auront abaissé leur altitude devront soit remonter d’ici le prochain pic d’activité (d’ici 9 ans), soit disparaître. Pour rester proche du modèle économique de Starlink, on partirait plus pour la seconde option. En effet, les 4400 satellites pourraient inclure les satellites de première génération moins performants (il en reste encore près de 2000 actifs).

Dans son communiqué, Michael Nicolls partage qu’il reste près de 9000 Starlink opérationnels, sur les 10 800 déployés depuis 2019. Cela confirme les données partagées par l’astronome américain Jonathan McDowell et démontre une fois de plus la faible espérance de vie des satellites Starlink. Selon le site de Jonathan McDowell, plus de 1400 satellites sont déjà hors service, ou ont réalisé leur rentrée atmosphérique.

Abaisser ainsi l’altitude de la moitié de la flotte Starlink présente aussi un avantage pour SpaceX, qui rêve de rendre son service toujours plus performant en rapprochant encore plus ses satellites du sol, voire en très-basse-orbite (VLEO). La FCC (Federal Communications Commission) a toujours refusé à SpaceX de pouvoir déployer sa flotte en-dessous de 400 km d’altitude, à cause des risques pour la station spatiale internationale.

Daniel Chretien

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