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Une année spatiale prometteuse (2/3 : les lanceurs)

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 12 janvier 2026 à 05:00

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Le lanceur indien LVM3 pourrait s’envoler ce mois-ci dans sa version habitable (mission Gaganyaan 1).

Le lanceur indien LVM3 pourrait s’envoler ce mois-ci dans sa version habitable (mission Gaganyaan 1).

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C’est encore une année passionnante qui s’annonce, pleine de lancements orbitaux. Avec notamment une ribambelle de nouveaux arrivants, parfois attendus de longue date…

Des lanceurs chinois, comme s’il en pleuvait

La panoplie de lanceurs, petits, moyens et gros, n’en finit pas de s’étoffer à travers le monde. En 2025 étaient apparus les microlanceurs Spectrum en Allemagne (Isar Aerospace), Eris Block 1 en Australie (Gilmour Space) et Hanbit-Nano en Corée du Sud (InnoSpace), le lanceur moyen Longue Marche 12A en Chine (Académie de Shanghai pour la technologie des vols spatiaux), ainsi que les lanceurs lourds New Glenn aux Etats-Unis (Blue Origin) et Zhuque 3 en Chine (LandSpace).

En ce début d’année, rien qu’en Chine, on s’attend à douze baptêmes du feu de lanceurs, au moins. Du côté des lanceurs moyens privés, il s’agit de Ceres 2 (Galactic Energy), Hyperbola 3 (i-Space), Kinetica 2 (CAS Space), Nebula 1 (Deep Blue Aerospace), Pallas 1 (Galactic Energy), Tianlong 3 (Space Pioneer), XZY 1 / Yuanxingzhe 1 (Space Epoch), YQ 1 ou 1A (Cosmoleap) et Zhihang 1 (Zenk Space). S’y ajoutent les lanceurs lourds Gravity 2 (Orienspace) et Longue Marche 12B (Académie de Shanghai pour la technologie des vols spatiaux), ainsi que lanceur géant Longue Marche 10. Notons que ce dernier doit être décliné en trois versions : 10A pour les missions habitées sur orbite basse, 10B pour les lancements lourds non habités (avec récupération) et 10 pour les missions vers la Lune.

De nombreuses promesses européennes

En Europe, la plupart des startups développant un microlanceur ou un minilanceur continuent de tabler sur un premier vol d’ici la fin de l’année : HyPrSpace avec Baguette One (France), Latitude avec Zephyr (France), MaiaSpace avec Maia (France), Orbex avec Prime (Ecosse), PLD Space avec Miura 5 (Espagne), Rocket Factory Augsburg avec RFA One (Allemagne), Sirius Space Services avec Sirius 1 (France) et Skyrora avec Skyrora XL (Ecosse) – le lancement du projet SL1 de HyImpulse en Allemagne a en revanche glissé à début 2027. Par ailleurs, la startup allemande Isar Aerospace prépare pour la mi-janvier le second vol d’essai du microlanceur Spectrum, neuf mois et demi après l’échec du vol inaugural depuis la base d’Andoya, en Norvège.

Pierre-François Mouriaux

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