Farnborough 2014 : la fabrication du moteur de l'A400M monte en puissance
Rédaction Air & Cosmos
Rédaction Air & Cosmos
50 et très bientôt 100. C'est le nombre de moteurs TP400 de série qui ont déjà été assemblés dans l'usine de MTU Aero Engines à Munich. Le consortium de motoriste Europrop International (Snecma, Rolls-Royce, MTU et ITP) a en effet annoncé la livraison des moteurs destinés au premier A400M allemand (MSN 18). "D'ici la fin de l'année, nous devrions franchir la barre des 100 moteurs de série assemblés", précise Ian Crawford, le président d'Europrop International.
Pour la seule année 2014, EPI devrait livrer un total de 70 moteurs. D'ici deux ans, la cadence de production annuelle devrait s'approcher des 96 moteurs. La direction d'Europrop International précise qu'environ 15 % de cette production concernera des moteurs de rechange. A ce jour, la France, qui dispose de deux A400M, a également deux moteurs de rechange à sa disposition. Pour l'heure, l'armée de l'Air n'aurait pas eu à les utiliser.
Le TP400 a cumulé plus de 2000 heures de fonctionnement avec des moteurs de série.
Autre gros chantier pour Europrop International : l'évolution du moteur et notamment l'introduction de deux modifications. La première concerne le boitier de réduction de puissance (ou PGB pour propeller gearbox) dont la durée de vie va être étendue au delà 4000 heures de fonctionnement, comme c'est le cas actuellement. Déjà certifié par l'EASA, cette modification sera introduite en série à partir de MSN 15, le premier A400M destiné à la Grande Bretagne.
L'autre concerne le carter de la turbine basse pression, qui ne sera plus fabriqué en acier, mais en inconel (alliage base nickel). Cette modification sera cette fois introduite sur MSN 18, le premier A400M destiné à l'Allemagne.
Concernant les avions déjà en service, ou actuellement en cours de livraison, des retrofits progressifs seront réalisés. Pour les A400M français, c'est notamment l'AIA (Atelier Industriel de l'Aéronautique) de Bordeaux qui s'en chargera, ce dernier étant certifié pour les opérations de maintenance de type ML2, c'est à dire le « démodulage » du moteur, son remontage et son essai au banc.
Plus généralement l'essentiel des opérations de maintenance de moteur TP400 sera confié aux industriels et société de maintenance certifié à ce standard ML2. En France c'est ainsi l'AIA de Bordeaux qui réalise la maintenance des TP400 des A400M de l'armée de l'Air, par l'intermédiaire d'un contrat de sous-traitance signé avec Snecma. Pour les A400M britanniques, c'est Roll-Royce qui devrait prendre ce rôle, tandis que MTU Aero Engines le fera pour les A400M de la Luftwaffe.
Rédaction Air & Cosmos