Airbus Helicopters : accord historique avec la Chine
Rédaction Air & Cosmos
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C'est un évènement que Guillaume Faury, pdg d'Airbus Helicopters, n'hésite pas à qualifier d'historique. Cet après-midi, à l'occasion de la visite en France du président chinois Xi Jinping, l'industriel a signé à l'Elysée un accord de co-production avec Avicopter, société filiale du groupe aéronautique Avic, engageant les deux hélicoptéristes pour deux décennies. Son objet : le biturbine de classe sept tonnes EC175, produit à Marignane, et sa variante chinoise AC352 qui sera produite à Harbin.
"Cet accord scelle durablement la répartition du travail pour les 20 ans à venir avec notre partenaire chinois", explique Guillaume Faury. "Tous les EC175 qui sortiront de chaîne à Marignane bénéficieront d'un certain nombre d'équipements produits par Avicopter", précise le dirigeant. La société chinoise sera notamment responsable de la structure de l'appareil, en particulier le fuselage et la poutre de queue. En retour, Airbus Helicopters fournira à son homologue chinois des éléments mécaniques et une partie des systèmes de bord (pilote automatique, etc.) pour l'AC352. Scellé pour 20 ans, l'accord de co-production entre les deux hélicopteristes prévoit d'écouler sur cette période un millier d'EC175/AC352.
Certifié au mois de janvier, l'EC175 devrait être livré à son premier client avant la fin de cette année. Le programme AC352 (autrefois connu sous l'appellation Z-15) a en revanche souffert d'importants retards, liés en partie à un changement de motorisation au cours du programme : Pratt & Whitney Canada n'ayant pu fournir à Avicopter la même turbine que celle équipant l'EC175, c'est finalement Turbomeca qui motorisera l'AC352 avec son Ardiden 3C. Au final, l'hélicoptère chinois - qui n'a toujours pas fait son vol inaugural, celui-ci étant désormais prévu pour la fin de l'année - ne devrait pas être disponible sur le marché avant 2017-2018.
"Avicopter aura la responsabilité exclusive de commercialiser l'AC352 sur le marché chinois", insiste le pdg d'Airbus Helicopters. Un marché qui reste aujourd'hui balbutiant : une vingtaine d'hélicoptères civils y sont vendus chaque année, et 350 appareils seulement volent dans le pays. Mais ce nombre pourrait passer à "200 machines par an" environ à l'horizon 2020, selon Guillaume Faury. Une croissance rendue possible par l'ouverture de l'espace aérien basse altitude, aujourd'hui contrôlé par les autorités militaires, qui doit faciliter l'usage d'hélicoptères civils dans le ciel chinois.
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