EBACE 2012 : Dassault ouvre une filiale en Chine
Rédaction Air & Cosmos
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Dassault Aviation va ouvrir d'ici la fin de l'année son premier centre de service en Chine. Le constructeur a annoncé aujourd'hui au salon Ebace de Genève que cette unité serait localisée à Pékin, et qu'elle servirait à la maintenance des avions d'affaires Falcon immatriculées en Chine, ainsi qu'à ceux transitant dans le pays.
Cette filiale devrait être la plus grosse implantation du constructeur français dans ce pays, où il possède déjà un bureau de vente (lui aussi à Pékin), ainsi qu'un centre de pièces détachées à Shanghai (ouvert en partenariat avec Hawker Pacific).
Le montage industriel de cette unité maintenance n'est pas encore finalisé : Dassaut Aviation n'a pas encore déterminé si cette filiale serait oui on non ouverte avec un partenaire. Il n'est d'ailleurs pas exclu que cet éventuel partenaire soit une société chinoise.
Cette unité de maintenance devrait être opérationnelle d'ici la fin de l'année, et sera homologuée pour l'ensemble des avions d'affaires Falcon. C'est néanmoins la maintenance du Falcon 7X qui est en premier lieu visée. Sur les huit Falcon actuellement immatriculés en Chine, cinq sont des 7X. La taille de cette flotte devrait d'ailleurs tripler d'ici la fin de l'année, puisque Dassault a réalisé l'an dernier plus de la moitié de ses ventes dans ce pays.
Pour autant, le constructeur n'envisage pas d'externaliser une partie de la fabrication de ses avions en Terre du Milieu. Charles Edelstenne, le patron de Dassault Aviation, estime qu'il n'est pas prudent de s'allier avec un constructeur chinois aujourd'hui. "Ce que veulent les chinois, c'est construire un jour eux-mêmes leurs propres avions. C'est donc un partenaire qui deviendrait plus tard un concurrent", estime t-il.
A l'heure actuelle, plusieurs constructeurs d'avions d'affaires, comme Cessna et Embraer, envisagent d'externaliser une partie de leur production en Chine pour passer outre la taxe à l'importation de 24 % imposée par le gouvernement chinois sur les avions de moins de 25 tonnes. Selon Charles Edelstenne, cette taxe à l'importation ne constitue pas un obstacle pour les Falcon : "Malgré cette taxe, ils achètent quand même nos avions", explique t-il.
Ci-dessous : un Falcon 7X appartenant à la société luxembourgeoise Global Jet, sur l'exposition statique du salon Ebace 2012 de Genève.
Rédaction Air & Cosmos