Boeing 737 MAX : la filière française CFM Leap impactée

Safran et General Electric proposent des moteurs reprenant l'architecture du CFM Leap pour le futur Boeing NMA.
Safran

Safran et General Electric proposent des moteurs reprenant l'architecture du CFM Leap pour le futur Boeing NMA.
Safran
L'arrêt de la production du Boeing 737 MAX a logiquement conduit le groupe Safran, dont la filiale Safran Aircraft Engines est présente sur les moteurs de la famille CFM Leap dans le cadre de sa joint-venture avec General Electric, à annoncer en décembre une réduction des moteurs CFM Leap-1B. Une réduction qui impacte les PME françaises sous-traitantes de la filière CFM Leap réalisant des pièces pour Safran Aircraft Engines. "Nous avons fait une enquête à l'automne dernier auprès de 200 PME membres du Gifas et 50% nous ont dit être impactées par le Boeing 737 MAX dans des proportions très variables", a indiqué Christophe Cador, président du groupe Satys mais aussi président du comité Aero-PME du Gifas. "Une fois la suspension de la production de l'appareil annoncée en décembre, trente entreprises sont revenues vers nous pour indiquer des problèmes significatifs ou très significatifs", a-t-il poursuivi. Des propos tenus lors de la présentation des voeux du président du Gifas, Eric Trappier. " C'est un choc important pour la supply chain française mais ce n'est pas un choc létal. Il n'y a pas, globalement, au niveau général de la supply chain, de risque existentiel parce que le Boeing 737 MAX représente, soit un pourcentage de chiffre d'affaires réduit, soit s'adresse à des très grosses entreprises. En revanche au niveau de certaines entreprises, il peut y avoir des problèmes", a ajouté de son côté Patrick Daher, le président du groupe des équipementiers du Gifas. "Cet impact est estimé plusieurs millions en chiffre d'affaires et entraînera une sous-activité et donc une dégradation de notre Ebitda", avait précisé Figeac Aéro en décembre tandis que Mecachrome envisage des mesures de chômage partiel pour une soixantaine des 270 salariés de son site de Sablé.