Le retour du dragon
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Zhuhai1
Media DR
Une posture qui se donne non seulement les moyens de tenir en échec les technologies occidentales, mais surtout de leur mener une guerre commerciale sans précédent afin d’étendre la sphère d’influence de Pékin, et ce bien au-delà du continent asiatique.
Avec un cluster de 350 industriels concentrés autour du delta de la rivière des Perles, au nord de Hong Kong et Macao, les drones étaient les grandes vedettes du salon. Et ce d’autant plus que le marché accessible pour Pékin,qui était déjà de 3 Md€ l’année dernière, devrait tripler en 2020, puis à nouveau en 2025 en raison de l’explosion de la demande en drones Male de surveillance armés. Désormais troisième exportateur de drones militaires avec plus de dix-sept pays acquéreurs dans le monde,Pékin cherche à profiter du contexte de sécurisation des flux commerciaux lié au projet Nouvelle Route de la soie, à la lutte contre le terrorisme, mais aussi des guerres impopulaires en Occident, pour s’implanter sur les marchés qui sont dans l’incapacité d’obtenir des plateformes américaines ou israéliennes.Cette politique d’exportation dopée par l’arrivée il y a cinq ans du secteur privé chinois n’est pas exempte d’arrière-pensées. L’exportation de ces drones est non seulement un outil d’influence considérable, mais aussi de dépendance pour stimuler le chiffre d’affaires d’autres secteurs de la base industrielle et technologique de défense (BITD) chinoise, comme les armements terrestres, les missiles, l’ISR ou la maintenance.