Focus sur le transport aérien connecté
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
L'ensemble du transport aérien civil est de plus en plus connecté et ne laisse quasiment plus de place à des « ruptures de charge » qui ne soient pas numériquement prises en compte. L’extrême complexité technologique des nouveaux avions (comme l’Airbus A350, entièrement « pucé » grâce à la technologie RFID et capable de « dialoguer » seul avec les systèmes de contrôle aérien, notamment) y concourt. La toujours plus importante imbrication numérique de tous les secteurs de la chaîne,qu’il s’agisse de la réservation des billets d’avion, du traitement du flux passagers dans les aéroports, des bagages, des contrôles d’identité, avec l’introduction de la biométrie, y contribue également, et se manifeste aussi à l’intérieur de la cabine (IFE de dernière génération, liaisons Wi-Fi par satellite,sièges connectés...) et dans le cockpit (généralisation des EFB ou Electronic Flight Bags). Or cette extrême imbrication, assimilable à un « système de systèmes », peut aussi porter en elle de nouvelles fragilités liées à cet édifice numérique, qui semble voué à se complexifier toujours un peu plus (voir p. 46).