Aeromart 2022 : la supply chain Airbus en ordre de marche face au ramp-up
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1 -Satys Sealing & Painting
Groupe Satys
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Groupe Satys
L'ambition est forte. Après le trou d'air lié à la crise sanitaire, Airbus envisage une reprise massive des volumes de production de ses avions commerciaux. Objectif : sortir chaque mois de ses unités d'assemblage 75 appareils de la famille A320neo à l'horizon 2025. S'il a maintenu sa feuille de route le 28 octobre dernier lors de la présentation de ses résultats financiers des neuf premiers mois de l'année, Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, a convenu que “la chaîne d'approvisionnement reste fragile en raison de l'impact cumulé du Covid, de la guerre en Ukraine, des problèmes d'approvisionnement énergétique et des marchés du travail contraints”.
Ainsi, tout en se réjouissant des perspectives offertes par ce ramp-up, les entreprises de la supply chain d'Occitanie savent qu'elles devront composer dans les années à venir avec les contraintes et les incertitudes. Tout d'abord, l'essentiel : l'annonce d'un horizon favorable après des années de turbulences. En première ligne, les ETI voient la montée en cadence comme un relais de croissance stratégique.
C'est notamment le cas du groupe toulousain Satys, présent dans treize pays. Avec un chiffre d'affaires de 159 M€ en 2022, le spécialiste de la peinture et de l’étanchéité, mais aussi de l’ingénierie et de la fabrication d’aménagements intérieurs, retrouve – et dépasse même légèrement – son niveau d'activité d'avant-crise. “Nous avons enregistré une croissance d'environ 45 % cette année, dont la moitié en organique”, se félicite Grégory Mayeur, directeur général.
“La reprise est très forte et le niveau d'activité soutenu. Nous sommes en mesure d'établir des perspectives de croissance à deux chiffres pour les années à venir.” , ajoute-t-il. La montée en cadence d'Airbus - client qui représente 55 % du chiffre d'affaires global de Satys - s'inscrit ainsi dans un contexte particulièrement porteur pour l'entreprise toulousaine de 2 300 salariés, lui permettant de viser le cap des 250 M€ de chiffre d'affaires en 2025.
Pascal Lannette, président du sous-traitant Derichebourg Aeronautics Services, filiale du groupe Derichebourg basée à Blagnac, voit lui aussi le ramp-up comme un facteur d'opportunités : “Airbus représente historiquement 80 % de notre volume global d'activité. Nous sommes présents sur tous les programmes et déployons des solutions à la fois en production, en manufacturing engineering et en design engineering. La montée en cadence nous amène à faire face aujourd'hui à des hausses d'activité comprises entre 15 et 25 %.”
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Chez le spécialiste des systèmes d'air Liebherr-Aerospace Toulouse, pour qui Airbus pèse un tiers de l'activité, la feuille de route annoncée par le géant européen est également “une très bonne nouvelle”, s'enthousiasme François Lehmann, qui codirige la filiale du groupe Liebherr avec Sami Blal, Mathieu Tournier et Nathalie Duquesne. “Nous sommes présents sur la plupart des plateformes, dont l'A320neo, l'A220 et l'A330neo”, explique-t-il.
Cela devrait nous permettre de retrouver notre niveau d'activité d'avant-Covid dès 2023.” En 2019, la société avait enregistré 672 M€ de chiffre d'affaires, contre 457 M€ l'an dernier. Autre satisfacit, celui du groupe muretain Mecaprotec, expert du traitement de surface aéronautique, du contrôle non destructif et de la peinture d'avion, qui travaille en direct pour Airbus, Airbus Atlantic, Figeac Aéro et Mecachrome.
“La reprise que nous vivons est d'autant plus importante que nous étions tombés très bas, avec jusqu'à 80 % de baisse d'activité selon les sites au plus fort de la crise”, commente Pierre Barès, directeur général délégué du groupe de 1 000 salariés présidé par Sandrine Tressarieu. Cette année, nous allons enregistrer une croissance de 45 %. Nous devrions retrouver notre trend d'avant-crise l'an prochain et visons 60 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2026.”