Farnborough Airshow 2022 : les équipes d'Airbus UK en première ligne sur l'avion vert
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1 - Airbus_NCC Wing Team with Z Cover
Airbus
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Filton, comté du Gloucestershire. C'est dans cette petite ville anglaise de 11 000 âmes, située dans la banlieue nord de Bristol, que s'imagine – en partie – l'avion “vert” du futur, sous la houlette de la composante britannique d'Airbus, spécialisée dans la conception et la production de voilures, mais aussi dans les trains d'atterrissage et les systèmes de carburant. Dans ces vastes bâtiments de verre et d'acier, plus de 2 500 personnes travaillent en effet au quotidien sur des sujets d'innovation directement liés à l'aéronef décarboné. Une contribution stratégique à l'effort global consenti depuis plusieurs années par Airbus dans le cadre du développement d'un avion “vert” à l'horizon 2035. “Nous entendons jouer un rôle de premier plan dans la transition la plus importante que notre industrie ait jamais connue”, martelait dès 2020 Guillaume Faury, président exécutif du groupe aéronautique et spatial.
“Je suis convaincu que l’hydrogène, utilisé aussi bien dans les carburants synthétiques que comme source d’énergie primaire, peut permettre de réduire significativement l’impact climatique de l’aviation”, ajoutait-il. Deux ans plus tard, la feuille de route a pris corps, amenant les différentes entités d'Airbus à se pencher sur les problématiques technologiques qui leur sont propres. C'est ainsi que le site de Filton a structuré une solide activité de recherche et de développement, en vue de concevoir les systèmes de voilure du futur, mais aussi de travailler sur des solutions hydrogène.
Emblématique du rôle joué aujourd'hui par les équipes britanniques dans la R&D du groupe côté avions commerciaux, le programme d'innovation “Wing of Tomorrow” vise à développer une “éco-aile” haute performance susceptible d'équiper les futures générations d'aéronefs, qu'ils soient propulsés à l'hydrogène ou non. Objectif ? Améliorer l'aérodynamisme et l'éco-efficience globale des avions en misant sur l'arrivée progressive à maturité des composites thermoplastiques.
Ce programme d'innovation constitue “un élément essentiel du portefeuille R&T d'Airbus, qui nous aidera à évaluer la faisabilité industrielle d'une future production d'ailes”, explique Sabine Klauke, directrice technique du groupe aéronautique. Le projet, mené dans l'enceinte du campus de Filton, doit permettre de faire émerger ce qui, selon Sabine Klauke, représente “l'une des nombreuses solutions - aux côtés des carburants dédiés à l'aviation durable et de l'hydrogène - que nous pouvons mettre en œuvre pour contribuer à l'ambition de décarbonation de l'aviation”.