Compagnies du Golfe : touchées, mais pas coulées
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Un Airbus A350 d'Emirates
© Airbus SAS 2024 - Herve Gousse-Master Films
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Un Airbus A350 d'Emirates
© Airbus SAS 2024 - Herve Gousse-Master Films
Sale temps sur l'aérien. Il y a quelques jours, l’Association internationale du transport aérien (Iata) a publié une prévision pour 2026 largement revue à la baisse. Alors qu'en début d'année, elle tablait sur un bénéfice global pour le transport aérien mondial de 41 Md$, en légère croissance par rapport à 2025, elle a divisé ce nombre par deux. Elle n'escompte plus qu'un bénéfice cumulé de 23 Md$ pour les compagnies aériennes mondiales cette année.
Ce très gros coup de frein dans la dynamique du transport aérien mondial est la conséquence directe du conflit en Iran, avec l’envolée des prix du pétrole consécutive au blocage du détroit d’Ormuz. Sans surprise, ce sont les transporteurs du Golfe qui ont subi le plus fortement l’impact de la guerre, à cause notamment de longues périodes de suspension de trafic liées, notamment, aux représailles iraniennes contre les bases américaines implantées dans la région.
Cela transparaît logiquement dans les prévisions de l'Iata, avec des résultats annoncés en berne pour 2026 dans la région du Moyen-Orient. « Située au cœur des répercussions de la guerre au Moyen-Orient, la région devrait enregistrer une perte nette en 2026 de 4,3 Md$ sur l’année », précise le cartel aérien mondial. Une situation qui n’était pas arrivée depuis 2021, au plus fort de la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de Covid-19. « Les réductions de capacités, les annulations de vols, les perturbations opérationnelles et la hausse des prix du carburant contribuent à l’augmentation des coûts d’exploitation. Parallèlement, la perte de trafic de transit pèse sur les coefficients de remplissage et fait grimper les coûts unitaires », précise l’Iata dans un communiqué.