Il y a 55 ans, Soyouz 11, de l’exploit au drame (1/2)
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L'équipage au simulateur
Roscosmos
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L'équipage au simulateur
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Au cours des années 60, alors que la course à la Lune fait rage, le bureau d’étude OKB-1 de Sergueï Korolev définit un nouveau vaisseau 7K (7e projet de vaisseau habité / 7K pour Soyouz-A) capable d’effectuer des manœuvres orbitales, de s’amarrer avec un autre vaisseau, d’entreprendre des vols de longue durée… Korolev envisage même un vol circumlunaire à l’aide d’un « train lunaire » en utilisant, nous précise le spécialiste Christian Lardier, « l’étage 9K (Soyouz-B (étage), qui doit être rempli d’ergols grâce au tanker 11K, pour servir à propulser le 7K vers la Lune pour un survol ». Quant au 7K, il est baptisé « Soyouz » (Union) car il est d’abord destiné à effectuer des rendez-vous sur orbite terrestre. Dès 1963, Korolev s’attache à développer d’abord le « vaisseau orbital universel » 7K-OK constitué de trois parties : le module de service et deux modules habitables (l’un servant de module orbital, l’autre pour ramener l’équipage sur Terre). Toutefois, Soyouz 1, le premier vol habité du 7K-OK, tourne au drame le 21 avril 1967 lors de l’impact au sol entraînant la mort du cosmonaute Komarov.
Quant au train lunaire, nous explique Christian Lardier, « il est abandonné en août 1964, lorsque le survol lunaire est confié à Tchelomeï (projet LK lancé par Proton). Mais après le limogeage de Khrouchtchev en octobre 1964, ce dernier retourne à Korolev. Il est alors décidé de faire un projet commun OKB-1/OKB-52 : c'est le 7K-L1 lancé par Proton. Il n'est alors plus nécessaire de faire des rendez-vous en orbite : c'est remplacé par un tir direct ». Après plusieurs tentatives infructueuses, un vol circumlunaire (avec des animaux à bord) est tout de même réussi du 15 au 21 septembre 1968, sous le nom de Zond 5.