SpaceX déploie Starfall s’attaque à un nouveau marché

Vue d'artiste de la capsule Starfall
SpaceX

Vue d'artiste de la capsule Starfall
SpaceX
Le décollage a eu lieu ce mardi 23 juin à 12 h 53 heure de Paris (7 h 53 heure locale) depuis Cap Canaveral. Une Falcon 9 a emporté un démonstrateur de capsule spatiale, nommé Starfall. Compatible avec le mégalanceur Starship, la capsule se présente sous la forme d’un disque de 3,1 m de diamètre, affiche une masse à vide de 2,1 t et peut embarquer jusqu’à 1 t de charge utile dans un volume de 4,25 m3. La capsule Starfall hébergera quelques expériences en microgravité puis sera précipitée dans l’océan Pacifique.
Le projet Starfall remonte aux origines du Starship, au moment où Elon Musk proposait de s’en servir non seulement pour la colonisation martienne, mais aussi pour se déplacer d’un point à l’autre de la planète, plus rapidement qu’en avion. Une vision utopique, mais qui avait gagné l’intérêt du Pentagone, qui réfléchissait à s’en servir pour faire des livraisons dans un théâtre des opérations.
Avec Starfall, l’entreprise californienne, dont le titre vacille après une entrée en Bourse fracassante, fait surtout irruption dans le marché de l’usinage orbital. Ce marché, encore en train de naître, est particulièrement occupé par l’entreprise Varda Space, qui a déjà opéré une demi-douzaine de missions, mais certes avec des capsules plus petites. Starfall pourrait aussi s’opposer à d’autres véhicules de transport spatial, comme les avions spatiaux de Boeing (X-37B), ou encore de Dassault Aviation (Vortex).
Starfall n’est pas la seule mission de transport spatial à retenir l’attention. En Chine, l’avion spatial CSSHQ (Chongfu Shiyong Shiyan Hangtian Qi), véhicule secret qui a entamé sa quatrième mission après un déploiement en février dernier, semble avoir déployé un sous-satellite. L’objet spatial éjecté a été aperçu par plusieurs observateurs du ciel, en train de s’éloigner doucement de l’avion spatial chinois.