22 avril 1959 : Audouin Dollfus en ballon à 14 000 mètres d'altitude
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Audouin Dollfus émergeant de la cabine de son aérostat, peu après son vol réalisé à 14 000 mètres d'altitude..
Ariane Dollfus
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Audouin Dollfus émergeant de la cabine de son aérostat, peu après son vol réalisé à 14 000 mètres d'altitude..
Ariane Dollfus
L’astrophysicien canadien Hubert Reeves [1] considère Audouin Dollfus comme un des plus grands astronomes français contemporains. Il a notamment découvert Janus, satellite de Saturne, déterminé la composition du sol de Mars, détecté un résidu atmosphérique sur Mercure et choisi le terrain d'alunissage de la mission Apollo XI, qui permit à Neil Armstrong de poser le premier pied de l’homme sur la Lune. Ce fut également un aéronaute de haute volée puisqu’il détient toujours le record du monde du plus haut vol habité avec un ballon muni d’une lunette astronomique [2].
Audouin Dollfus est en 1924, d’une famille alsacienne, dont six de ses membres furent maires de Mulhouse. Il est le fils de Charles Dollfus, aéronaute et historien de l’aéronautique, fondateur et premier conservateur (1927-1958) du Musée de l’Aéronautique de Meudon, devenu par la suite le Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget.
Audouin Dollfus confiera à Jean Tensi [3] lors d’une interview réalisée en 2010, quatre mois et demi avant sa mort : Mon père était un homme d’exception, un homme d’une grande culture. Charles Dollfus était un arrière-petit-fils de Marie Mieg et de Daniel Dollfus, lequel présida à la création de la firme textile Dollfus-Mieg Compagnie, bien connue des couturières sous la marque mythique DMC.
Audouin Dollfuss doit sa passion pour l’aérostation à son père. A l’âge de 8 ans, il fait sa première ascension en ballon à Meudon et devient pilote dès qu’il a l’âge requis, juste après la Seconde Guerre mondiale.
Sa fascination pour l’astronomie lui est venue au même âge. Il passe ses vacances dans la maison de ses grands-parents à Lyons-la-Forêt : J’ai vécu dans cette atmosphère familiale et grand-familiale très culturelle. Il y avait des bibliothèques d’une richesse extraordinaire, très éclectiques d’ailleurs. Un jour à l’âge de 8 ans, un peu par hasard, j’ai tiré de la bibliothèque de mes grands-parents un livre qui m’a attiré parce qu’il était bien décoré et qui s’appelait « Le Ciel » d’Amédée Guillemin. J’ai été stupéfait. Je n’ai pas pu le lire. Il y avait des illustrations, des hors-texte en couleur [3]. Ce sera le début d’une passion qui ne le quittera plus : A 14 ans, j’ai eu ma première lunette (astronomique). Je l’ai trouvée là aussi dans les vieux tiroirs de la propriété de campagne de mes grands-parents, en fouillant. Il y avait de tout, c’est l’illustration de la culture comme on l’avait autrefois [3].
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