Après le Scaf, la Belgique vise les drones collaboratifs américains
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Drone YFQ-44 en vol peu avant un essai de tir réel de missile AIM-120 Amraam (10 juillet 2026).
USAF (Jennifer Healy)
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Drone YFQ-44 en vol peu avant un essai de tir réel de missile AIM-120 Amraam (10 juillet 2026).
USAF (Jennifer Healy)
Le Scaf à peine enterré, la Défense belge songe à consacrer au programme de drones de combat collaboratif (CCA) dirigé par l’US Air Force les montants prévus pour la participation à l'avion de combat européen du futur, désormais abandonné.
Exit le Scaf, place aux CCA. Le ministre belge de la Défense, le nationaliste flamand Theo Francken, a annoncé son intention de proposer au gouvernement fédéral un retrait du programme. La Belgique y avait - âprement - obtenu un statut d'observateur en 2024, en dépit de l'opposition de l'industrie française, Dassault Aviation en tête – qui ne digérait pas le choix du F-35 au détriment du Rafale en 2018.
Il est « sage de mettre un terme à notre rôle d'observateur, cela n'a plus de valeur ajoutée pour le moment », a affirmé Theo Francken le 1er juillet en commission du parlement fédéral. Cet atlantiste convaincu a ajouté qu'il soumettra une proposition en ce sens au gouvernement. « Rester dans un projet mort ne correspond pas à notre volonté », a-t-il donné comme explication. « Il ne faut pas penser que la coopération en défense est enterrée. La coopération européenne ne dépend pas que du Scaf », a-t-il également souligné.