Safran fait de la résistance
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

LEAP engine.
Safran
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

LEAP engine.
Safran
Deux crises traversées coup sur coup, mais une résilience et une adaptation rapide avec un bénéfice malgré tout dégagé, voici la situation chez Safran pour l'année 2020 brutalement résumée. "Nous nous sommes adaptés à deux crises, d'abord l'immobilisation du 737MAX et la décision prise par Boeing d'arrêter au mois de décembre 2019 la chaîne de production du 737MAX, qui nous a amenés à revoir notre plan de production et à prendre dès le début du mois de janvier 2020 un certain nombre de mesures d'adaptation. Puis à partir de mi-mars, le Covid-19 a eu un impact sur nos revenus après-vente", commente Olivier Andriès, directeur général de Safran.
En 2020, en plus de l’immobilisation du Boeing 737 MAX, le secteur aéronautique a été confronté à la plus grande crise de son histoire avec un effondrement du trafic aérien dû aux confinements et aux restrictions de voyages imposés dans toutes les régions du monde. Témoin les cycles de vol hebdomadaires des flottes CFM56 et LEAP qui à la fin décembre 2020 accusèrent des baisses respectives de -43% et -6% par rapport à 2019. Ils ont continué de reculer pour atteindre -61% et -29% respectivement au 14 février 2021. "En termes de trafic passager, les chiffres IATA pour l'année 2020 sont ceux d'une baisse de 66 % par rapport à 2019 et une baisse de la capacité mise en vol -les average seat kilometer ou ASK- de 57 % par rapport à 2019", commente Olivier Andriès, directeur général de Safran.