Aile volante et Dragon avec propulsion distribuée
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« Avant la crise sanitaire, les graphiques de projection du transport aérien faisaient part d'un doublement du nombre de passagers transportés tous les vingt ou trente ans et en conséquence du nombre d'émissions de CO2 associés. Ce qui a conduit à une prise en compte de plus en plus importante tant du point de vue sociétal -avec la pression du grand public- que d'un point de vue réglementaire, avec des normes environementales de plus en plus importantes, à prendre en compte dès la conception de l'avion », commente Sébastien Defoort, Ingénieur de recherche à l'Onera, en charge de l'avant-projet de nouvelles configurations.
Pour une croissance neutre de l'aviation de transport, plusieurs leviers pourront être actionnés. « Un sur les carburants et le marché, qui ne dépendent pas uniquement de l'industrie aéronautique, puisqu'il s'agit de recherche de long terme mutualisée avec d'autres secteurs », ajoute Sébastien Defoort.
Pour atteindre ces objetifs de réduction d'émissions, de croissance neutre en carbone de l'aviation, des gains d'émissions relativement importants devront être atteints, que l'on peut chiffrer à 30 à 50 %. « En termes de conception aéronautique comme des configurations avions, une certaine stabilité et assez peu de configurations disruptives sont constatées si l'on compare les avions [de transport aérien commercial] sur différentes générations. Bien que ces appareils aient observé une réduction très importante de leur consommation de carburant et une amélioration de performances, ils n'ont pas beaucoup varié en termes de configuration. Si l'on veut atteindre ces 30 à 50 % supplémentaires, l'on s'aperçoit que la courbe d'évolution a une certaine asymptote. Il apparaît en conséquence relativement nécessaire d'étudier des configurations disruptives pour atteindre le niveau de gain souhaité et ne pas poursuivre sur la tendance naturelle de ces 70 dernières années », ajoute Sébastien Defoort.
La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, en tenant compte des données d'évolution du trafic aérien de l'ICAO, a entraîné une chute consécutive en 2020. « Ainsi le trafic a été ramené à des niveaux que l'on connaissait dans les années 1980. Il y a beaucoup d'incertitudes sur le fait d'une reprise de croissance [du trafic] similaire à aux niveaux que l'on observait précédemment », commente Sébastien Defoort.
Mais sur un plan plus optimiste, la crise a également occasionné un certain nombre de plans de relance à différentes échelles, qu'elles soient nationales, européennes ou dans le reste du monde et notamment aux Etats-Unis. Cette crise est également une opportunité d'accélération de certaines technologies, notamment celle de l'hydrogène mais qui n'est pas la seule à bénéficier potentiellement de cette relance.
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