Aéronatique navale : la 31F sur son 31
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Le Caïman n°13 de la 31F, lors d'un exercice en Corse avec le 2e régiment étranger de parachutistes.
Jean-Marc Tanguy
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Le Caïman n°13 de la 31F, lors d'un exercice en Corse avec le 2e régiment étranger de parachutistes.
Jean-Marc Tanguy
Elle est née le 1er août 1956 dans les djebels, assurant le transport d’assaut des légionnaires, commandos marine et commandos parachutistes de l’Air, avec ses bananes volantes et une devise qui s’impose vite, « Tant pis si j’en crève ! ». 70 ans plus tard, la 31F reste l’opératrice (avec la 33F) du plus gros hélicoptère de la Marine - le Caïman Marine.
Arrimée sur la base aéronavale d’Hyères (Var), la flottille aligne entre six et neuf machines selon les périodes, au gré des visites périodiques assurées par Airbus Helicopters à Marignane et par l’Atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Cuers (Var), à quelques minutes de vol de là. Avec un Caïman Marine au meilleur de sa forme depuis son arrivée chez les marins en 2009, la flottille a pour elle d’avoir un positionnement principal (mais non exclusif) sur les missions du groupe aéronaval en Méditerranée et en Océan Indien, voire au-delà.
En ce 11 mai, la flottille opère quatre machines à Hyères, et quatre autres en mer. La disponibilité est désormais loin de la période de basses eaux, connu il y a une dizaine d’années, obligeant à déqualifier des équipages, faute d’hélicoptères pour les faire voler. Comme pour confirmer cette embellie, le pacha de la 31F liste sous nos yeux les niveaux d’heures de vol des douze derniers mois. La moyenne est de 200 heures de vol, mais un Tacco (coordinateur tactique) dépasse même largement les 300 heures.
Le pacha aux commandes
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Le vol du jour est un peu atypique : la machine vole près de quatre heures, avec un changement d’équipage au sol à Hyères, et un ravitaillement carburant (l’emport interne du Caïman Marine lui permet de voler deux heures et demie en mission anti-sous-marine sans ravitailler). Le pacha prend lui-même les commandes, seul (le Caïman Marine est monopilote en France, mais bipilote chez les Italiens par exemple). Son Tacco en place gauche est un peu plus ancien. Le Senso (opérateur des capteurs) en charge vient de sortir de maistrance, l’école de formation des officiers mariniers. Il n’a que quelques heures de vol sur NFH90. Il sera encadré par un deuxième Senso issu, lui, de la génération Lynx à la 34F.