Drones, MTO, lutte antidrones : la DGA et l’AID accélèrent
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Catherine Vautrin et Alexandre Labesse (Hexadrone) avec le drone Tundra 2 et la munition téléopérée Gecko.
Jean-Marc Tanguy
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Catherine Vautrin et Alexandre Labesse (Hexadrone) avec le drone Tundra 2 et la munition téléopérée Gecko.
Jean-Marc Tanguy
« Vous voyez, ça marche la DGA de combat ! » Le délégué général de l’armement Patrick Pailloux ne cache pas sa jubilation en arrivant sur le stand du distributeur aixois DSV. Placé dans le sillage de Catherine Vautrin, la ministre des Armées, il vient voir le drone intercepteur letton Blaze d’Origin Robotics. L’engin va rapidement équiper l’armée de l’Air et de l’Espace, à hauteur de 160 drones. Plusieurs radars Robin néerlandais font partie d’un ensemble, qui vise à faire baisser le prix d’interception des drones Shahed, mais aussi diversifier les effecteurs antidrones. Avantage, l’empreinte logistique est faible, et pas besoin d’artilleurs sol-air retaillés. Parfait, par exemple, pour les forces spéciales ou pour une zone, civile ou militaire, dépourvue de défenses sol-air (elles sont nombreuses).
À lire également
Le DGA détaille le processus qui a permis d’arriver à cette sélection, en quelques semaines seulement, après des tests réalisés par la Direction générale de l’armement (DGA), que Blaze semble avoir été le seul à réussir. Le contrat a été notifié fin mai et DSV doit livrer dès les premiers exemplaires dès le mois de juillet. Le directeur commercial assure que des briques d’IA ont été ajoutées pour le guidage terminal. Une nouvelle génération, capable de voler jusqu’à 700 km/h, serait aussi en cours de développement, pour intercepter les drones plus rapides (comme les derniers Shahed), dans le cadre de l’appel d’offres Elisa de la DGA (Équipement léger d’interception de système autonome).