Avec la forte activité opérationnelle sur la flotte Rafale depuis la fin février et le conflit en Iran, comment avez-vous répondu ? Les contrats verticalisés suffisent-ils ?
Les contrats verticalisés de la DMAé sont par construction préparés à la haute intensité, avec une fourchette minimale et maximale d’activité possible. Le marché Ravel [maintien en condition opérationnelle (MCO) du Rafale] a permis d’absorber très largement ce pic d’activité. Néanmoins, il faut dès à présent réfléchir aux engagements futurs qui pourraient être tout aussi denses, voire davantage, et sur une durée plus longue. Il apparaît nécessaire par exemple, de disposer de lots de déploiement supplémentaires. Sur les six derniers mois, de nombreux aéronefs ont été déployés sur les fronts opérationnels au travers de nombreux sites. La bonne performance de disponibilité de ces aéronefs a été appréciée des trois armées et également constatée par toutes les nations étrangères présentes sur site. Le groupe aéronaval est resté sensiblement plus longtemps que prévu sur zone, ce qui a nécessité des analyses techniques complémentaires et rapides afin de maintenir ses aéronefs en état de vol. Aussi, la DMAé a démontré, au travers de cette phase intense de six mois, une très bonne adaptabilité des contrats à ce type de conflits et une capacité des processus de maintenance à être poussés dans leurs retranchements. Si cette situation devait se prolonger ou se densifier, l’épaisseur logistique devra néanmoins être renforcée.