Face à l'ampleur des incendies, la France cherche la parade
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Plus que le nombre de Canadair, c’est leur disponibilité qui pose problème.
MI/DICOM/F. PELLIER - Francis PELLIER
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Plus que le nombre de Canadair, c’est leur disponibilité qui pose problème.
MI/DICOM/F. PELLIER - Francis PELLIER
Impossible de ne pas constater la multiplication des feux de forêt depuis plusieurs semaines. l'incendie de Fontainebleau, qui s'est déclaré mi-juillet, n'a fait qu'ajouter un sentiment de sidération face à une situation toujours plus critique et des moyens insuffisants, avec une flotte de bombardiers mise à rude épreuve. A commencer par les vénérables Canadair. C'est bien plus simple : aucun gouvernement n’aura vraiment pris en compte le renouvellement des CL-415 trentenaires. Emmanuel Macron avait annoncé leur remplacement intégral à l’issue des feux des Landes, en 2022, et même le passage à seize CL-515 en 2030. Mais l’horizon annoncé ne sera pas tenu, seulement quatre CL-515 ont été commandés (dont deux financés par l’Europe). Le sujet est d'ailleurs vite devenu politique, le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) accusant le gouvernement de Gabriel Attal d’avoir (effectivement) rayé d’un trait de crayon l’achat de deux CL-515 en 2024.
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À l'Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a tenté d’éteindre le feu parlementaire : il a décrit une des « forces de bombardiers d’eau européennes les plus fortes », et a évoqué une « polémique complètement stérile ». Les moyens nationaux de la Sécurité civile comptent douze CL-415, huit Dash et trois Beech 200 dédiés, eux, uniquement aux moyens de surveillance. C’est en effet solide sur le papier, mais ce qui compte, c’est à la fois la disponibilité opérationnelle – elle est parfois réduite sur les CL-415, meilleure sur les Dash plus récents – et la capacité du système, qui pour les Dash, comprend aussi les pélicandromes (infrastructures permettant la mise en œuvre des bombardiers d'eau). Or il y en a encore peu dans le nord de la France : la Sécurité civile voulait en implanter un au nord de Paris : il aurait été bien utile sur le feu de Fontainebleau.