Après-Scaf : Dassault Aviation vise un premier vol dans cinq ans

Éric Trappier s'est exprimé sur l'après-Scaf lors des résultats semestriels 2026.
Dassault Aviation

Éric Trappier s'est exprimé sur l'après-Scaf lors des résultats semestriels 2026.
Dassault Aviation
Dassault Aviation a beau avoir présenté des résultats intéressants au premier semestre 2026, ce sont bien les indices sur l’après-Scaf qui étaient les plus scrutés ce mercredi. Et sur ce point, Éric Trappier, PDG de l’avionneur, a annoncé l’objectif de faire voler un démonstrateur au début de la prochaine décennie.
« Des discussions sont en cours pour lancer une alternative avec la France », a expliqué le dirigeant, précisant que le futur programme serait « en franco-français dans un premier temps, ou en coopération avec ceux qui voudraient rejoindre ce démonstrateur ». Comme leurs anciens partenaires au sein du projet de Système de combat aérien futur (Scaf), Dassault Aviation et la France n’entendent donc pas perdre davantage de temps et rebondir vers un nouveau programme. Cela ne faisait guère de doute, mais c’est ainsi une confirmation.
L’information réside donc avant tout dans le calendrier. Alors que le Scaf devait voler en 2029, le patron de l’avionneur a ainsi déclaré : « Le but est de faire un démonstrateur basé sur les besoins français, qui pourrait voler au début des années 2031-2032. »
Interrogé sur les possibles partenariats pour ce futur programme, le PDG de Dassault Aviation a insisté pour dire qu'il était ouvert aux propositions, tout en restant évasif sur d'éventuelles discussions. « Sur la Suède, je n’ai rien à dire aujourd’hui. Je suis ouvert aux pays qui souhaiteraient coopérer. Je pense qu’une coopération à deux, à 50-50, c’est mieux qu’à trois, un tiers-deux tiers, avec seulement un tiers pour moi », a lâché Éric Trappier, ne pouvant ainsi s’empêcher de revenir sur la source du désaccord dans la répartition des tâches avec Airbus.
Il a d'ailleurs exclu de coopérer à nouveau avec Airbus sur un nouvel avion de combat, estimant que « cette affaire de NGF [avion de nouvelle génération, qui devait être le cœur du Scaf] et de Dassault-Airbus est derrière nous ».
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Éric Trappier a aussi précisé que « l’arrêt contractuel du Scaf est en cours », et est imminent. Cela permettrait de parachever la séquence de fin du programme, initiée début juin par le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron.